Étudiante africaine en tenue traditionnelle En Afrique, on dit souvent que la plus grande richesse d’une femme, c’est ses enfants. Encore aujourd’hui avec des amies, nous n’arrivions pas à nous mettre d’accord sur le rôle de l’homme dans un foyer. Mais celui de la femme, bien que clair, nous est apparu triste. Triste, parce que devant accepter un destin tout tracé. Celui d’être une bonne épouse et une bonne mère. Peu importe la richesse qu’elle amasse, peu importe le succès professionnel, pour qu’une femme africaine ait de valeur, elle doit être une mère. Être une mère ne signifie pas forcement donner la vie. Il s’agit surtout d’élever un enfant. De lui apprendre les valeurs de la société, de l’éduquer. On a pour habitude de dire que « l’enfant qui est dans le ventre de sa mère lui appartient, mais lorsqu’il voit le jour, il devient l’enfant de tout le monde » toute la communauté devant participer à son éducation.

En ce 8 mars, je loue le courage de ces mères actrices de changement à travers le monde, qui oublient souvent leurs propres rêves pour être des mères, des épouses, des sœurs, des filles responsables et exemplaires. Merci à celles qui encore aujourd’hui se battent afin de voir respecter leurs droits, notamment, le droit à une éducation de qualité. Ce droit représente une porte ouverte en faveur du changement de mentalité. Ce droit est l’opportunité pour la femme africaine de fuir les contraintes d’un quotidien encore marqué par des années de souffrance dues à des pratiques culturelles lourdes de conséquences telles que l’excision. En cette journée dédiée à la femme, nos pensées vont à l’endroit de toutes ces femmes qui vivent dans des pays en conflit et qui prennent sur elles d’être des actrices de paix. Nous pensons aussi à toutes ces femmes du monde qui accomplissent chaque jour de petites actions à grand impact en brisant les tabous pour faire changer les choses autour d’elles.
Pour la jeune génération de femmes africaines, on ne peut que souhaiter la possibilité de bénéficier de soutien conséquent pour mener à bien des études supérieures afin de contribuer non seulement à l’éducation de la jeune génération mais aussi de participer au rayonnement de la recherche en Afrique, pour le plus grand bien du continent.