Faire une thèse est motivé par plusieurs raisons. Pour ma part, il s’agit d’un désir de dépassement et d’acquisition de nouvelles connaissances. Quitter son pays pour une autre destination, en l’occurrence le Canada, est un énorme chamboulement. Après avoir surmonté la tourmente de l’obtention du visa et du permis d’étude, le périple débute par une immersion dans un pays assez froid. Imaginez le choc lorsque l’on quitte son pays (la Côte d’Ivoire) avec 30 degrés de chaleur et que l’on arrive dans un autre où il en fait 60 de moins !

Les premiers pas à Québec riment avec dépaysement. Le mode de vie est  à la fois plaisant et effrayant. Plaisant parce que l’on découvre de nouvelles choses (la neige par exemple!), effrayant parce qu’il faut s’en accommoder assez rapidement. L’étranger qui cherche ses marques doit apprendre à un rythme infernal. Même le fait de débuter les cours revient à avoir en permanence un regard comparatif sur le système éducatif, le mode d’expression des gens qui nous entourent ou  la manière de travailler du professeur. Il faut donc un temps d’adaptation qui varie en durée selon les personnes. Comme le disait une de mes professeures, « c’est  être en terrain anthropologique».

Félicitations donc à ceux et celles qui sont venus à bout de ce parcours de combattant qu’est la thèse! A nous, nouveaux apprentis chercheurs, je ne peux que nous souhaiter bon courage dans la suite de nos travaux. On ne nous le dira jamais assez : « la thèse est une réflexion continue qui reste malléable jusqu’à quasi satisfaction ».

Personnellement, au delà de ma thèse en communication publique qui porte sur le réseautage des jeunes et les Organisations Internationales, j’envisage nourrir la réflexion de ce blog sur d’autres thématiques comme l’intégration, l’identité culturelle où le genre qui font bouillonner mon esprit d’africaine. Je me nomme Armande Kra, je suis juriste, spécialiste en gestion des conflits et je viens de la Côte  d’Ivoire. Je commence un doctorat au Département d’information et de communication de l’Université Laval.