Doctorama

Blog collectif réservé aux doctorantes et doctorants du Québec et aux nouveaux docteurs

À l’oeuvre et à l’épreuve

photo-1Écrire une thèse, c’est pas ce qui s’annonce des plus jojo! Je suis étudiante au doctorat en communication publique depuis septembre 2008. J’en suis au recrutement, aux entrevues individuelles et aux verbatim… et je compte, en parallèle, me mettre à l’écriture de ma thèse. Rien que d’y penser, je panique, j’angoisse, je me sens nulle et… je me sens si seule!

Je n’ai pas perdu mon sentiment d’imposteure, éprouvé depuis le premier jour de mon inscription au doctorat. C’est dans ce charivari d’émotions et de sentiments que je devrai commencer sous peu l’écriture de ma thèse! Comment y arriver? Comment réussir à organiser toutes mes données pour qu’elles prennent sens dans un cadre problématisant, pour qu’elles soient cohérentes avec mes questions de recherche et ce, dans une formulation empreinte de validité, de fiabilité, de transférabilité et de crédibilité? Je m’y perds! C’est bien simple, je crains non seulement de ne pas m’y retrouver, mais aussi j’angoisse juste à l’idée du syndrome de la page blanche. Qu’est-ce qui va se passer si je n’arrive pas à exprimer, à traduire mes 7 ou 8 années d’études doctorales dans un langage clair, concis et surtout… intelligent? Devant tant d’inquiétude une amie est récemment venue à mon secours et m’a proposé une perle de livre, Assieds-toi et écris ta thèse!, par Geneviève Belleville, PhD, livre publié aux PUL en 2014.

Ayant eu à écrire une thèse de doctorat en psychologie, cette auteure a dû se débrouiller pour trouver des trucs pratiques et motivationnels pouvant lui faciliter la tâche. Ce livre est, à mon avis, un vrai petit bijou dont l’éclat des idées pratiques pour rédiger tout projet de rédaction scientifique (mémoire, essai, thèse, articles) balise de façon rassurante ce genre de long parcours qui voue le doctorant ou la doctorante à la torture!

Je n’en ai pas encore terminé la lecture, mais déjà les deux premiers chapitres ont fait baisser ma tension de plusieurs mmHg! Qu’il suffise de mentionner le truc de se bloquer du temps quotidiennement aux périodes de la journée où notre cerveau est le plus fonctionnel (par exemple, 2 heures/jour, le matin) excluant les fins de semaine et les périodes de vacances, moments réservés à se récompenser d’avoir été si assidu-e-s. Aussi, se faire une liste de récompenses possibles, de ce qui nous fait le plus plaisir, après telle ou telle session d’écriture, etc.

À suivre…

Étudier le droit sans être avocat

Quand je veux confondre mes interlocuteurs, je précise que je fais un doctorat en droit sans être avocat. Je n’ai même pas de baccalauréat en droit, le diplôme universitaire de premier cycle au Québec qui mène à l’École du barreau et au titre d’avocat.

«À quoi ça sert donc un doctorat en droit si on n’est pas avocat?» me sert-on invariablement comme réponse. Mais, être un meilleur bibliothécaire, bien sûr !

J’ai débuté mes études en droit en 2004, en prenant quelques cours de soir à la Faculté des études permanentes de l’Université de Montréal. J’avais déjà un bacc en commerce et une maîtrise en sciences de l’information sans oublier un poste professionnel à temps plein à l’Université Concordia (que j’exerce toujours aujourd’hui après plus de 10 heureuses années). Suite à cette expérience, je n’avais pas le choix de me lancer dans une maîtrise en droit, suivi d’un doctorat quelques années plus tard.

À l’époque, j’étais très impliqué dans les associations professionnels du milieu des bibliothèques. J’y ait développé une fascination relativement inexplicable mais compulsive pour les questions du droit d’auteur numérique. Je n’exagère pas en disant qu’il s’agit d’un des problèmes majeurs de nos institutions documentaires à la grandeur de la planète.

Mais vous ne semblez pas convaincu. Pensez aux problématiques de la numérisation massive – pour ne pas mentionner Google Books; de la réforme du droit d’auteur pour les réalités nouvelles d’internet; de l’émergence du partage et des licences libres telles Creative Commons; du contenu généré par les usagers et la diffusion libre des données gouvernementales ou issues de la recherche… la liste est constamment renouvelée. Il y a tellement de travail que j’ai dû lancer mon premier blogue en 2005 – culturelibre.ca – pour conserver la trace de tous ces bribes.

À la suite de mon implication professionnelle dans les groupes de bibliothèques et particulièrement les comités sur le droit d’auteur au niveau national et international, j’ai réalisé que les bibliothèques doivent composer avec le gouffre béant issu de l’émergence d’internet dans l’environnement institutionnel. Si les bibliothèques offrent un accès à une collection, tout en préservant les documents pour les générations futures, les exigences, rôles et besoins sont a redéfinir dans le nouvel environnement numérique. Et, je suis convaincu que cette nouvelle conceptualisation doit absolument passer par une analyse du droit d’auteur.

D’où l’intérêt d’un doctorat en droit sans être avocat. Un long détour pour aller au fond du gouffre qui sépare ce que l’on croit et ce que l’on veut, pour concevoir les bibliothèques dans un monde numérique.

En fait, le droit d’auteur est animé par un choix très simple. Soit qu’un utilisateur d’une oeuvre protégé obtient la permission auprès du titulaire légitime du droit d’auteur pour un usage réservé par la loi, soit qu’il décide d’invoquer une exception pour l’usage.

Permission ou exception.

La frontière de ce choix varie selon les pays et en fonctions des modalités des traités internationaux, des lois nationales et des jugements de la cour. Mais ce choix dicte l’innovation dans un pays, l’effervescence culturelle ou la stabilité économique des agents de tous les milieux.

Les bibliothèques jouent un rôle de premier plan dans cette équation de par l’accès et la préservation à des collections. Elles peuvent aussi mettre en place des services en fonction des exceptions du droit d’auteur, sans oublier effectuer des représentations auprès du législateur pour façonner de nouvelles exceptions.

Pour sortir de ce problème, je dois combiner trois thèmes majeurs : le droit d’auteur, le numérique et les bibliothèques.

Je m’arrête ici, mais j’aurai la chance de vous proposer quelques fragments de mes recherches dans mes billets suivants…

8 mars, journée internationale de la femme

Étudiante africaine en tenue traditionnelle En Afrique, on dit souvent que la plus grande richesse d’une femme, c’est ses enfants. Encore aujourd’hui avec des amies, nous n’arrivions pas à nous mettre d’accord sur le rôle de l’homme dans un foyer. Mais celui de la femme, bien que clair, nous est apparu triste. Triste, parce que devant accepter un destin tout tracé. Celui d’être une bonne épouse et une bonne mère. Peu importe la richesse qu’elle amasse, peu importe le succès professionnel, pour qu’une femme africaine ait de valeur, elle doit être une mère. Être une mère ne signifie pas forcement donner la vie. Il s’agit surtout d’élever un enfant. De lui apprendre les valeurs de la société, de l’éduquer. On a pour habitude de dire que « l’enfant qui est dans le ventre de sa mère lui appartient, mais lorsqu’il voit le jour, il devient l’enfant de tout le monde » toute la communauté devant participer à son éducation.

En ce 8 mars, je loue le courage de ces mères actrices de changement à travers le monde, qui oublient souvent leurs propres rêves pour être des mères, des épouses, des sœurs, des filles responsables et exemplaires. Merci à celles qui encore aujourd’hui se battent afin de voir respecter leurs droits, notamment, le droit à une éducation de qualité. Ce droit représente une porte ouverte en faveur du changement de mentalité. Ce droit est l’opportunité pour la femme africaine de fuir les contraintes d’un quotidien encore marqué par des années de souffrance dues à des pratiques culturelles lourdes de conséquences telles que l’excision. En cette journée dédiée à la femme, nos pensées vont à l’endroit de toutes ces femmes qui vivent dans des pays en conflit et qui prennent sur elles d’être des actrices de paix. Nous pensons aussi à toutes ces femmes du monde qui accomplissent chaque jour de petites actions à grand impact en brisant les tabous pour faire changer les choses autour d’elles.
Pour la jeune génération de femmes africaines, on ne peut que souhaiter la possibilité de bénéficier de soutien conséquent pour mener à bien des études supérieures afin de contribuer non seulement à l’éducation de la jeune génération mais aussi de participer au rayonnement de la recherche en Afrique, pour le plus grand bien du continent.

Être femme et faire une thèse

Le 8 mars, « Journée internationale de la femme », continue d’être une belle occasion de célébrer et de reconnaître les efforts et les progrès réalisés, de fêter les actes de détermination, de distinction et de persévérance accomplis par les femmes du monde entier, et aussi de lutter contre tous les stéréotypes, et confirmer leurs droits fondamentaux.
Le titre de ce billet pose volontairement une acception qui se montre de plus en plus persistante et d’actualité, celle de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes à effectuer un doctorat. Disposant des mêmes capacités intellectuelles et rationnelles que les hommes, les femmes sont supposées faire partie de cette aventure doctorale à part égale des hommes. Or, la conception souvent connue stipule que le parcours doctoral, ardu, assez exigeant de nature et compétitif, soit vraisemblablement un univers masculin, non adapté aux femmes qui sont plus émotives et confrontées continuellement « à l’enfantement et à la maternité » et aux charges quotidiennes de la famille. Alors que les enquêtes récentes montrent une prédominance masculine au doctorat à l’opposé d’une légère augmentation du nombre des femmes titulaires d’un doctorat, faire une thèse serait-il vraiment une bonne idée pour une femme ? La position mise de l’avant par Claudine Herzlich dans « Réussir sa thèse en sciences sociales » et également d’autres sociologues, il y a un peu plus d’une décennie, n’invitait pas à changer cette réalité.

D’un point de vue personnel, et en tant que femme, le doctorat m’a permis de vivre une expérience mouvementée et de longue durée, non exempte de difficultés, de contretemps, de déboires et même de précarité financière, que peu de personnes ont la chance de la vivre au cours de leur parcours académique ou/et professionnel. Tout d’abord, il m’a permis d’approfondir une thématique inédite et multidisciplinaire en communication et sociologie que j’ai personnellement choisie sur l’usage social de l’Internet et du Web par les groupes associatifs œuvrant dans le secteur environnemental au Québec. Ensuite, de bénéficier en tant que maman, d’une certaine souplesse dans la gestion de mon temps de travail à la fois temporelle et géographique.

Faire une thèse est à mon sens, une belle expérience à vivre malgré tout. Patience, Progrès, Persévérance et discipline étaient, le sont et le seront toujours au rendez-vous pour moi. L’aventure de la thèse m’a permis d’acquérir une autonomie dans le travail de recherche et de savoir rebondir à n’importe quel obstacle ou passage à vide. C’est aussi l’opportunité de bénéficier d’un comité de direction exceptionnel (composé de femmes) qui continue de m’encourager et de soutenir mes pas malgré les longues années passées.

Faire une thèse dans le contexte nord-américain, et plus particulièrement canadien et québécois, m’a permis de réaliser un rêve et d’honorer mon pays (la Tunisie), le premier pays arabe à donner la liberté de la femme et l’équité avec l’homme. Un pays qui a non seulement assuré durant des décennies un accès obligatoire et gratuit à l’éducation et à l’enseignement à toutes et à tous mais aussi qui a exhorté et soutenu financièrement ses lauréats (à majorité féminins) à faire des études doctorales dans divers domaines études à l’international.
Alors, permettez-moi, chères femmes du monde entier, de vous souhaiter une bonne et joyeuse fête et de féliciter toutes celles qui ont su relever les défis et qui continuent à le faire. La thèse, c’est bientôt finie ! Alors allez de l’avant et ne lâchez surtout pas !
Et pour finir, comme le dit Victor Hugo : « Quand tout se fait petit, femmes, vous restez grandes.  » (Extrait de Châtiments).

Ghada Touir. Doctorante en Communication et Sociologie à l’Université Laval.

Bloguer son doctorat ?

Je dois avouer que j’étais blogueur avant de devenir doctorant. Probablement bloguodépendant même.

J’ai lancé mon premier blogue, CultureLibre.ca, en 2005 sur les thèmes du droit de l’information, puis un autre, Outfind.ca, en 2011 pour mon travail de bibliothécaire pour l’École de gestion de l’Université Concordia. J’ai aussi un blogue personnel, j’aide mon beau-frère et ma belle soeur pour la gestion du blogue de leur pourvoirie ainsi que d’autres projets plus ou moins exigeants… pour un total d’une douzaines de blogues.

Bloguer pour moi constitue l’exercice suprême de réflexion critique. Quiconque s’intéresse à un sujet peut facilement se renseigner et lire une multitude de textes dans Internet ou sur papier. Mais il n’est pas donné à tout le monde d’écrire sur un sujet.

Le blogue, selon moi, constitue non seulement un exercice d’écriture continu mais aussi un carnet afin de consigner réflexions, liens, lectures et autres bribes intellectuels. Le blogue devient rapidement une carte de visite intellectuelle, un sommaire imparfait mais réel de notre cheminement intellectuel. En plus, le blogue devient un avatar au sein d’une communauté virtuelle dans Internet.

C’est pourquoi je tiens à Doctorama.ca et je remercie Florence Piron de l’avoir lancé et l’Association science et bien commun de le parrainer. Je tenais à y participer afin de partager mes expériences de blogueur, surtout depuis que j’ai débuté mon doctorat.

Au début, je pensais naïvement bloguer mon doctorat – rien de tel pour motiver l’auteur en soi que de s’exposer en temps réel. Depuis, ma perspective a un peu changé. En quelque sorte, je blogue les notes de bas de page de mon doctorat. J’y consigne des résumés de lecture mais aussi des listes de documents à lire. J’y envoie des diatribes, laïus et autres exposés qui ne cadrent pas dans ma thèse. Je tiens aussi une veille documentaire sur les développements de mon domaine. Un carnet personnel, partagé, ouvert, en temps réel.

Pour voir un exemple, veuillez suivre ce lien vers la catégorie LLD de mon blogue CultureLibre.ca. Vous pouvez aussi visionner cette conférence que j’ai prononcé à l’ACFAS l’an dernier sur le blogue d’un doctorant:

Conférence : Le blogue du doctorant from Science et bien commun on Vimeo.

Pour tout dire, le blogue est un outil qui permet de consigner réflexions et de fléchir son muscle d’auteur. L’exercice d’écriture de la thèse en bénéficie grandement.

Le parcours du combattant

Faire une thèse est motivé par plusieurs raisons. Pour ma part, il s’agit d’un désir de dépassement et d’acquisition de nouvelles connaissances. Quitter son pays pour une autre destination, en l’occurrence le Canada, est un énorme chamboulement. Après avoir surmonté la tourmente de l’obtention du visa et du permis d’étude, le périple débute par une immersion dans un pays assez froid. Imaginez le choc lorsque l’on quitte son pays (la Côte d’Ivoire) avec 30 degrés de chaleur et que l’on arrive dans un autre où il en fait 60 de moins !

Les premiers pas à Québec riment avec dépaysement. Le mode de vie est  à la fois plaisant et effrayant. Plaisant parce que l’on découvre de nouvelles choses (la neige par exemple!), effrayant parce qu’il faut s’en accommoder assez rapidement. L’étranger qui cherche ses marques doit apprendre à un rythme infernal. Même le fait de débuter les cours revient à avoir en permanence un regard comparatif sur le système éducatif, le mode d’expression des gens qui nous entourent ou  la manière de travailler du professeur. Il faut donc un temps d’adaptation qui varie en durée selon les personnes. Comme le disait une de mes professeures, « c’est  être en terrain anthropologique».

Félicitations donc à ceux et celles qui sont venus à bout de ce parcours de combattant qu’est la thèse! A nous, nouveaux apprentis chercheurs, je ne peux que nous souhaiter bon courage dans la suite de nos travaux. On ne nous le dira jamais assez : « la thèse est une réflexion continue qui reste malléable jusqu’à quasi satisfaction ».

Personnellement, au delà de ma thèse en communication publique qui porte sur le réseautage des jeunes et les Organisations Internationales, j’envisage nourrir la réflexion de ce blog sur d’autres thématiques comme l’intégration, l’identité culturelle où le genre qui font bouillonner mon esprit d’africaine. Je me nomme Armande Kra, je suis juriste, spécialiste en gestion des conflits et je viens de la Côte  d’Ivoire. Je commence un doctorat au Département d’information et de communication de l’Université Laval.

Comment contribuer à Doctorama ?

Nous venons de créer une page qui explique comment contribuer à Doctorama. Essentiellement, ce blogue collectif et ouvert à toutes et tous les étudiantEs au doctorat au Québec et se veut une sorte de vitrine pour nos recherches ainsi qu’un outil pour apprendre la communication sociale populaire. Détails ici : http://doctorama.ca/comment-contribuer/

Un espace virtuel pour les doctorant(e)s et postdoctorant(e)s

Pour en savoir plus sur Doctorama.ca, nous vous invitons à visiter la page À propos de ce blogue collectif.

(Ce texte provient du repiquage de quelques courriels envoyés par Florence Piron à quelques doctorantes et doctorants du Québec pour lancer l’idée d’un blogue collectif en décembre 2013)

Doctorama est un blog collectif réservé aux doctorants et postdoctorants du Québec dans lequel ils et elles bloguent sur leur projet de recherche (quelle que soit la discipline), mais aussi sur le fait d’être doctorant et de vouloir faire de la recherche scientifique dans le monde et l’université d’aujourd’hui. Ce blog vise aussi à devenir un carrefour d’information, notamment sur les politiques scientifiques du Québec et du Canada, et la vie des universités. Il est parrainé par l’Association science et bien commun.

Le projet éditorial est pour le moment très large: un espace de partage multidisciplinaire sur la condition humaine « doctorante » qui permettrait aux blogueurs de sortir de l’isolement de la rédaction de thèse et de partager bons trucs, hypothèses, outils de travail, doutes, angoisses, découvertes, enthousiasmes, questionnements éthiques, réflexions sur la tour d’ivoire, colères, etc.

La multidisciplinarité et le développement de compétences en mobilisation des connaissances auprès de différents publics seront de plus en plus demandés aux chercheurs du futur, si vous me pardonnez ce langage convenu. Pourtant, la formation institutionnelle donnée par nos universités ne fait qu’encourager les doctorants à se doter d’une expertise de plus en plus pointue, s’adressant à un public tout aussi pointu. La participation à un tel blogue collectif équilibrerait peut-être les choses.

Pourquoi ce projet? Pour de nombreuses raisons : l’union fait la force, la solidarité aide à passer à travers la solitude et l’angoisse du doctorat. Présenter des hypothèses, des idées, partager des bibliographies, des lectures, exprimer des difficultés de terrain, de méthode, des inquiétudes éthiques, etc., et recevoir des réactions de compagnons, ça peut vraiment aider.

Un blog collectif est moins intimidant et plus facile à alimenter qu’un blog individuel. Les billets risquent plus de recevoir des commentaires ou des réactions. Par le biais des API, il serait possible d’y intégrer vos blogs déjà en ligne ailleurs.

De plus, ce blog pourrait aider les doctorants à dompter les médias sociaux – une étude montre que les doctorants utilisent peu les réseaux sociaux pour leur travail, notamment Twitter.

Pour votre réflexion, voici un petit texte qui explique pourquoi les (jeunes) chercheurs devraient se mettre à bloguer et twitter. Par ailleurs, cette proposition survient à la suite d’une rencontre avec des doctorants en santé communautaire en décembre 2013 et d’un échange sur Twitter à propos d’un magazine lancé par des doctorants de l’Université de Grenoble. Voir aussi cet exemple magnifique de blog collectif à la London School of Economics à Londres.

Le doctorant Olivier Charbonneau a fait un plaidoyer très convaincant sur les avantages de tenir un blog pour les doctorants à notre colloque sur la science ouverte. Deux doctorants de l’Université Sherbrooke (en santé) avaient fait de même à notre colloque « Une autre science est possible« . Ils décrivaient le plaisir qu’ils avaient à expliquer en termes clairs leur projet de recherche et à joindre un bien plus grand public que leur comité de thèse…

Au plaisir!

Florence Piron
Professeure titulaire
Dpt d’information et de communication
Université Laval

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